Dépendance : tu n'es pas seul(e)
Tu pensais juste essayer, et maintenant tu te demandes si tu peux t’en passer ? Rassure-toi : t’es pas le seul ou la seule à vivre ça.
Les puffs, les snus et d’autres nouveaux produits du tabac peuvent contenir beaucoup de nicotine. Parfois plus que ce que tu penses.
La bonne nouvelle ? Comprendre ce qui se passe est déjà un premier pas. Et si tu veux arrêter ou diminuer ta conso, il existe des solutions !
Alors, tu penses être accro… ou tu crois gérer ? Fais le quiz !
QUESTIONS FRÉQUENTES
Même si tu ne consommes pas toute la journée, tu peux montrer des signes de dépendance.
Tu te reconnais dans une ou plusieurs de ces situations ?
- Tu penses souvent à ta puff ou à tes snus, même à l’école ou quand t’es en famille.
- T’as du mal à passer une journée sans conso.
- T’es irrité·e ou stressé·e quand tu ne peux pas vapoter ou prendre un snus.
- Tu as déjà essayé d’arrêter ou de diminuer sans y arriver.
- Tu te dis parfois : « J’arrête quand je veux », mais tu repousses le moment.
Si oui, c’est le moment de réfléchir à ta conso. Fais le quiz pour faire le point !
La nicotine peut donner l’impression de te détendre ou de te faire du bien. Mais le cerveau s’habitue à ce shoot et en redemande encore et encore.
Et même sans nicotine, tu peux t’habituer au geste.
Oui, même si tu consommes de temps en temps.
Entre la nicotine, les habitudes que tu prends et ton entourage, il est possible de devenir accro sans vraiment t’en rendre compte.
En fait, t’as quatre types de dépendance :
- Physique : la nicotine est super addictive ! Et plus tu commences jeune, plus tu risques d’être accro.
- Psychologique : c’est quand tu consommes de la nicotine pour t’aider à gérer des émotions (stress, moments festifs,…).
- Comportementale : là, tu t’habitues au geste.
- Sociale : tu associes ta conso à certaines personnes ou des moments, comme les soirées ou les sorties entre potes. Ça devient difficile de dire non.
Déjà, c’est normal ! Ton cerveau s’habitue à la nicotine et en redemande : ça crée une dépendance physique. Tu peux aussi avoir l’impression qu’il te manque un truc si t’avais l’habitude de consommer dans certaines situations, par exemple pour te détendre. T’inquiète, ces sensations diminuent avec le temps.
Oui, tu peux essayer d’arrêter seul·e ! Mais ça va plus loin que « juste » une question de volonté, il y a aussi la dépendance physique. C’est plus facile de te faire aider et d’être bien entouré·e. Demander de l’aide, c’est courageux et tu mets toutes les chances de ton côté !
Respire un coup sans culpabiliser. Au moins, tu as essayé et te connais mieux maintenant. Plein de gens font plusieurs essais pour arrêter à 100 %. Remets-toi direct dans ton objectif, identifie pourquoi tu as craqué et fais-toi aider par ton entourage ou un·e pro.
T’as plusieurs options pour te faire accompagner : déjà, tu peux parler à un·e proche. Ça aide déjà à te sentir soutenue si t’as envie de parler, de diminuer ou d’arrêter ta conso de nicotine. Tu peux aussi contacter des numéros gratuits ou des professionnel·les. En tous cas, ne reste pas seul·e !
Tabacstop
Chez Tabacstop, un·e tabacologue répond gratuitement à tes questions sur l’arrêt du tabac ou du vapotage. Tu peux y recevoir des informations, des conseils ou demander un suivi de 8 consultations gratuites au téléphone. Il te suffit d’appeler le 0800 111 00, du lundi au vendredi de 15h à 19h.
Consulter un·e pro
Un·e tabacologue, c’est un professionnel de la santé formé pour t’aider à diminuer / arrêter de consommer du tabac. Ça peut être un· psychologue, un· médecin généraliste, un·e infirmièr·e, etc.
Consulter un·e pro peut être utile pour faire le point en toute confidentialité.
Tu retrouveras tous les tabacologues de Belgique dans ce répertoire. Tu peux filtrer en cochant dans « Consultation » : « Individuelles : adolescents » (ou « adultes » si tu as plus de 18 ans).
La mutuelle peut rembourser une partie de tes consultations. Par exemple, en Wallonie, l’AVIQ rembourse à hauteur de 30 € la 1ère consultation, et à hauteur de 20 € les 7 suivantes. Tes parents seront alors au courant : parles-en avec ton ou ta professionnel·le.
Les tabacologues consultent soit de manière privée, soit dans des Centre d’Aide aux Fumeurs (CAF). Les CAF sont souvent dans des hôpitaux, ce qui fait que t’as accès plus facilement à d’autres pros (genre des psys, diététicien·nes, etc.)
Est-ce que tu peux prendre un rendez-vous médical sans l’accord de tes parents ? Ça dépend ! Tu trouveras la réponse complète à cette question sur Infor Jeunes.
Et si c’est too much d’aller direct chez un·e tabacologue ou dans un hôpital, rappelle-toi que tu peux appeler gratuitement Tabacstop au 0800 111 00.
Numéro 103
Tu peux appeler le numéro 103 de 10h à minuit du lundi au dimanche : tu seras écouté·e et jamais jugé·e. En plus, tu peux leur écrire en ligne via le chat. Tout ça gratuitement, de manière anonyme et confidentielle.
Sept asbl – en Wallonie
Tu peux consulter des tabacologues chez Sept absl (même si t’as moins de 18 ans). La première consultation est gratuite. Tu peux trouver des solutions avec eux si tu ne veux pas que tes parents soient au courant. Deux options : soit tu prends rendez-vous pour les voir sur place à Mons, soit tu passes tes appels à distance. Pour les contacter, appelle le 065 317 377 ou envoie un message à email@sept.be !
Le Pélican asbl – à Bruxelles
Au Pélican à Bruxelles, tu peux suivre un accompagnement individuel pour parler ouvertement de ta conso, changer tes habitudes ou maintenir un changement. C’est toi qui fixe ton objectif. Le premier entretien coûte 5 €, puis c’est 20 € par consultation. Tu peux les contacter au 02 502 08 61 pour prendre rendez-vous.
Prospective Jeunesse – à Bruxelles ou à distance
Prospective Jeunesse te propose des consultations à distance (téléphone, visio) ou en présentiel à Bruxelles. Le but ? T’accompagner en toute bienveillance.
Bon à savoir :
- Tu peux y aller même si t’as moins de 18 ans.
- La première séance est gratuite, puis c’est 15 € par séance. Ça peut être discuté et la mutuelle peut rembourser une partie du prix.
- L’équipe respecte le respect professionnel : elle ne va pas contacter tes parents (sauf au cas par cas si t’es mineur).
Infor Drogues – à Bruxelles
Infor Drogues, c’est une équipe prête à te soutenir sans jugement :
- Par téléphone au 02 227 52 52
- Lors d’une consultation à Bruxelles : ça coûte 12 euros et ça peut être discuté si c’est un problème pour toi.
Le mot « drogues » peut faire peur, mais ils sont là pour t’aider avec tout type de dépendance (même la puff, le snus, le CBD…). Tu peux leur poser des questions et / ou demander de l’aide dans l’anonymat et le secret professionnel. Ça veut dire qu’ils ne vont pas contacter tes parents.
Trouve ton « pourquoi »
Pour économiser de l’argent ?
Retrouver le contrôle ? En cas de coup dur, repense à tes motivations et fais-toi une promesse.
Demande du soutien
Fixe-toi un objectif réaliste
Change tes habitudes
Adapte (ou jette) tes produits
Reste motivé·e
Je peux arrêter quand je veux.
Essayer une fois ne me rendra pas accro.
Arrêter, c'est une question de volonté.
Quand on est jeune, il n'y a aucun risque.
Je vais prendre du poids en arrêtant.
Les patchs nicotiniques ne servent à rien.
Le snus est une aide à l’arrêt.
La CE est sans danger et va m'aider à arrêter de fumer.
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